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Mot du président - AGA 2014

 

L’année 2013-2014 est marquée par du renouveau dans la gouvernance de la Coopérative de développement régional Gaspésie–Les-Îles (CDRGÎM). Trois nouveaux administrateurs ont fait leur entrée au conseil d’administration, soit M. Irvin Molloy du Centre financier aux entreprises, M. Éric Caron de Gaspésie Gourmande, et M. Gaston Gagné de la Coopérative agricole de la Baie-des-Chaleurs.  Avec M. Dany Nadeau d’Écovoile Baie-des-Chaleurs, coop de solidarité, élu en cours de mandat l’année dernière, ce sont quatre nouveaux administrateurs sur sept qui ont joint le conseil d’administration en moins de deux années.

Autre fait marquant, le conseil d’administration de la Fédération des coopératives de développement régional du Québec (FCDRQ) m’a élu président à la dernière assemblée générale annuelle de la FCDRQ, en juin 2013.  Je succède à Mme Francine Ferland qui a occupé la présidence durant quatre années.  Tout comme Mme Ferland, mes efforts sont orientés vers l’instauration d’une vision commune du développement coopératif qui serait partagée par toutes les CDR tout en respectant l’autonomie de chacune d’elles.  Mme Marie-Ève Myrand est revenue à la direction de la FCDRQ en septembre 2013, après son congé de maternité. 

L’année 2013-2014 marque aussi la dernière année de l’Entente de partenariat 2012-1014 convenue avec le Ministère des Finances et de l’Économie du Québec (MFEQ), dont le programme sert à financer en bonne partie les CDR et les autres organismes de développement coopératif.  Le CQCM travaille très fort au renouvellement de l’entente.  Malgré que la signature tarde à s’officialiser, les signaux sont très positifs.  Cependant, le ministère maintient sa volonté de rendre plus efficace le programme de soutien aux coopératives qui est dévolu en bonne partie aux CDR.  Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) avait initié une démarche, appelé Vision 2020, qui appelait les intervenants à repenser les structures qui supportent les différents réseaux du mouvement coopératif visant à atteindre les objectifs du ministère. 

Au niveau des structures, il en était sorti, au cours de l’année dernière, la mise en fonction d’un Centre de développement coopératif (CDC).  Ce CDC prévoyait que les différents organismes de développement coopératif allaient transférer leurs ressources, dans une mise en commun, à l’intérieur du CDC.  Les entités CDR demeuraient, avec leur conseil d’administration, mais leur action se limitait aux orientations régionales.  Le concept de CDC fut rejeté par la majorité des organismes de développement coopératif lors d’une rencontre des partenaires tenue à Montréal le 17 décembre 2013.

À la lumière du rejet du CDC, le CQCM propose une nouvelle avenue qui s’inspire du consortium coopératif, qui existe déjà.  Le consortium coopératif est une coopérative de solidarité dont les membres sont des fédérations qui y impartissent en tout ou en partie leurs tâches.  Il revient alors au consortium d’avoir les ressources afin de satisfaire à la demande de ses membres.  Dans une telle structure, les membres sont entièrement libres d’adhérer ou non au consortium, et d’y déléguer les tâches qu’ils jugeront utiles pour eux.

Un tel centre de service pourrait être bénéfique à la CDRGÎM si son établissement amenait un décloisonnement d’avec les fédérations sectorielles qui interviennent sur son territoire.  Ceci pourrait créer des synergies et ferait augmenter le volume d’affaires de la CDRGÎM.  Nous regardons très attentivement comment évolue le dossier et comment l’ébauche de structures peut influer sur la CDRGÎM.

Dans cette réflexion, la gouvernance même du CQCM est remise en question.   Actuellement, au conseil d’administration du CQCM, chaque fédération sectorielle détient un siège alors qu’il y a un seul représentant pour l’ensemble des CDR.   La FCDRQ revendique un meilleur équilibre entre la représentation des fédérations sectorielles et celle des CDR.

Dans toute cette réflexion portant sur les structures du milieu coopératif, des consensus se dégagent, mais ils sont difficiles à obtenir.   Il est encore difficile de prédire avec précision ce que seront les réseaux coopératifs, et comment ils évolueront dans l’avenir.

Durant l’année, le gouvernement a déposé sa loi cadre sur l’économie sociale.  Les représentations faites par le CQCM ont porté fruit car la loi reconnaît le caractère distinctif du mouvement coopératif et identifie le CQCM comme interlocuteur privilégié du gouvernement en matière d’économie sociale, avec le Chantier de l’économie sociale.

Mais au-delà de ces débats sur les structures, le développement coopératif se poursuit en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.   De nouvelles coopératives ont été constituées et ont été créatrices d’emplois, et d’autres projets sont dans les cartons.

En conclusion, je tiens à remercier les employés, sous la direction de M.  Jean-Guy Mazerolle, ainsi que tous les administrateurs pour leur implication dans le développement coopératif en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.


Richard Normandeau, président